« Loué soyez-Vous, mon Seigneur »

Interview de Soeur Lucie de Fatima par le père Fuentes, 1957

Source: periodicolaesperanza.com (traduit en français depuis l’espagnol avec ChatGPT, voir l’original plus bas)

Père Agustín Fuentes Anguiano, 1957:

« (…) Je veux vous raconter uniquement la dernière conversation que j’ai eue avec elle, qui eut lieu le 26 décembre de l’année dernière. Je la trouvai dans son couvent très triste, pâle et amaigrie ; et elle me dit :

“Mon Père, la Très Sainte Vierge est très triste, parce que personne ne prête attention à son Message, ni les bons ni les mauvais. Les bons, parce qu’ils poursuivent leur chemin de bonté, mais sans tenir compte de ce Message. Les mauvais, parce que, ne voyant pas actuellement le châtiment de Dieu s’abattre sur eux à cause de leurs péchés, ils poursuivent eux aussi leur chemin de malice, sans tenir compte de ce Message.

Mais, croyez-moi, mon Père, Dieu va châtier le monde, et Il le châtiera d’une manière terrible. Le châtiment du Ciel est imminent. Que manque-t-il, mon Père, avant 1960, et que se passera-t-il alors ? Ce sera une chose très triste pour tous, et non une chose joyeuse, si auparavant le monde ne fait pas prière et pénitence.

Je ne peux pas en dire davantage, car c’est encore un secret que, par la volonté de la Très Sainte Vierge, seuls le Saint-Père et Monseigneur l’Évêque de Fatima pourraient connaître ; mais tous deux n’ont pas voulu le connaître afin de ne pas être influencés. C’est la troisième partie du Message de Notre-Dame, qui demeure encore secrète jusqu’à cette date de 1960.

Dites-leur, mon Père, que la Très Sainte Vierge nous a dit à plusieurs reprises, aussi bien à mes cousins François et Jacinthe qu’à moi-même : que de nombreuses nations de la Terre disparaîtront de la surface de celle-ci ; que la Russie serait l’instrument du châtiment du Ciel pour le monde entier, si auparavant nous n’obtenions pas la conversion de cette pauvre Nation.” (…)

Soeur Lucie me disait aussi : “Père, le démon livre une bataille décisive contre la Vierge ; et comme il sait ce qui offense le plus Dieu et ce qui, en moins de temps, lui permettra de gagner le plus grand nombre d’âmes, il cherche à gagner les âmes consacrées à Dieu, car, de cette manière, il laisse également le champ des âmes sans défense et s’en emparera plus facilement.

Dites-leur aussi, Père, que mes cousins François et Jacinthe se sont sacrifiés parce qu’ils ont toujours vu la Très Sainte Vierge très triste dans toutes ses apparitions. Elle ne nous a jamais souri, et cette tristesse et cette angoisse que nous remarquions chez la Très Sainte Vierge, à cause des offenses faites à Dieu et des châtiments qui menaçaient les pécheurs, nous touchaient profondément ; et nous ne savions que trouver, dans notre imagination d’enfants, comme moyens de faire prière et sacrifice. (…)

La deuxième chose qui sanctifia les enfants fut la vision de l’Enfer (…)

C’est pourquoi, Père, ma mission n’est pas d’indiquer au monde les châtiments matériels qui viendront certainement sur la Terre si le monde ne fait pas auparavant prière et pénitence. Non. Ma mission est d’indiquer à tous le danger imminent dans lequel nous nous trouvons de perdre notre âme pour toujours si nous continuons à nous accrocher au péché.

Père, me disait Soeur Lucie, n’attendons pas qu’un appel à la pénitence vienne de Rome, de la part du Saint-Père, pour le monde entier ; n’attendons pas non plus qu’il vienne de la part des évêques pour chacune de leurs diocèses ; ni même de la part des congrégations religieuses. Non ; Notre Seigneur a déjà utilisé maintes fois ces moyens, et le monde ne Lui a pas prêté attention. C’est pourquoi, maintenant, maintenant, que chacun de nous commence par lui-même sa réforme spirituelle ; car il ne doit pas seulement sauver son âme, mais aussi sauver toutes les âmes que Dieu a placées sur son chemin. (…)

Père, la Très Sainte Vierge ne m’a pas dit que nous nous trouvions dans les derniers temps du monde, mais elle me l’a fait comprendre pour trois raisons : la première, parce qu’elle m’a dit que le démon livrait une bataille décisive contre la Vierge, et une bataille décisive est une bataille finale, dans laquelle on saura de quel côté sera la victoire et de quel côté sera la défaite. Ainsi, maintenant, ou bien nous sommes de Dieu, ou bien nous sommes du démon ; il n’y a pas de milieu.

La deuxième raison est qu’elle nous a dit, à mes cousins comme à moi, que les deux derniers remèdes que Dieu donnait au monde étaient le Saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ; et, puisqu’il s’agit des derniers remèdes, cela signifie qu’ils sont les derniers, qu’il n’y en aura pas d’autres.

Et troisièmement, parce que, toujours dans les desseins de la Divine Providence, lorsque Dieu va châtier le monde, il épuise auparavant tous les autres moyens ; et lorsqu’il constate que le monde n’a prêté attention à aucun d’eux, alors, pour ainsi dire, dans notre manière imparfaite de parler, Il nous présente avec une certaine crainte le dernier moyen de salut : Sa Très Sainte Mère.

Car si nous méprisons et rejetons ce dernier moyen, nous n’aurons plus de pardon du Ciel ; car nous aurons commis un péché que l’Évangile appelle généralement le péché contre l’Esprit Saint ; il consiste à rejeter ouvertement, en pleine connaissance et de plein gré, le salut qui se présente entre nos mains.

Et aussi parce que Notre Seigneur est un Fils très bon, et qu’il ne permet pas que nous offensons et méprisions sa Très Sainte Mère, comme en témoigne clairement l’Histoire de plusieurs siècles de l’Église qui, par des exemples terribles, nous montre comment Notre Seigneur a toujours pris la défense de l’honneur de sa Très Sainte Mère.”

Les deux moyens de sauver le monde, me disait Soeur Lucie de Jésus, sont la prière et le sacrifice. (…)

Et puis, le Saint Rosaire.

“Voyez, Père, la Très Sainte Vierge, en ces derniers temps où nous vivons, a donné une nouvelle efficacité à la récitation du Saint Rosaire. De telle manière qu’il n’y a désormais aucun problème, aussi difficile soit-il, qu’il soit temporel ou surtout spirituel, concernant la vie personnelle de chacun de nous ; ou la vie de nos familles, qu’il s’agisse des familles du monde ou des Communautés religieuses ; ou encore la vie des peuples et des nations : il n’y a aucun problème, je le répète, aussi difficile soit-il, que nous ne puissions désormais résoudre par la récitation du Saint Rosaire.

Avec le Saint Rosaire, nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre Seigneur et nous obtiendrons le salut de nombreuses âmes.

Puis, la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, Très Sainte Mère, en nous le présentant comme le siège de la miséricorde, de la bonté et du pardon ; et comme la porte sûre pour entrer au Ciel.” (…) »

Original en espagnol

«(…) Quiero contaros únicamente la última conversación que tuve con ella, que fue el 26 de Diciembre del año pasado. La encontré en su convento muy triste, pálida y demacrada; y me dijo: “Padre, la Santísima Virgen está muy triste, porque nadie hace caso a su Mensaje, ni los buenos ni los malos. Los buenos, porque prosiguen su camino de bondad; pero sin hacer caso a este Mensaje. Los malos, porque no viendo el castigo de Dios actualmente sobre ellos, a causa de sus pecados, prosiguen también su camino de maldad, sin hacer caso a este Mensaje. Pero, créame, Padre, Dios va a castigar al mundo, y lo va a castigar de una manera tremenda. El castigo del Cielo es inminente. ¿Qué falta, Padre, para 1960; y qué sucederá entonces? Será una cosa muy triste para todos, y no una cosa alegre, si antes el mundo no hace oración y penitencia. No puedo detallar más, ya que es aún secreto que, por voluntad de la Santísima Virgen, solamente pudieran saberlo tanto el Santo Padre como el Señor Obispo de Fátima; pero que ambos no han querido saberlo para no influenciarse. Es la tercera parte del Mensaje de Nuestra Señora, que aún permanece secreto hasta esa fecha de 1960. Dígales, Padre, que la Santísima Viren, repetidas veces, tanto a mis primos Francisco y Jacinta, como a mí, nos dijo: Que muchas naciones de la Tierra desaparecerán sobre la faz de la misma, que Rusia sería el instrumento del castigo del Cielo para todo el mundo, si antes no alcanzábamos la conversión de esa pobrecita Nación”. (…)

Sor Lucía me decía también: “Padre, el demonio está librando una batalla decisiva con la Virgen; y como sabe qué es lo que más ofende a Dios y lo que, en menos tiempo, le hará ganar mayor número de almas, está tratando de ganar a las almas consagradas a Dios, ya que de esta manera también deja el campo de las almas desamparado, y más fácilmente se apoderará de ellas”.

“Dígales también, Padre, que mis primos Francisco y Jacinta, se sacrificaron porque vieron siempre a la Santísima Virgen muy triste en todas sus apariciones. Nunca se sonrió con nosotros, y esa tristeza y angustia que notábamos en la Santísima Virgen, a causa de las ofensas a Dios y de los castigos que amenazaban a los pecadores, nos llegaba al alma; y no sabíamos qué idear para encontrar en nuestra imaginación infantil medios para hacer oración y sacrificio”. (…)

“Lo segundo que santificó a los niños fue la visión del Infierno” (…)

“Por esto, Padre, no es mi misión indicarle al mundo los castigos materiales que ciertamente vendrán sobre la Tierra si el mundo antes no hace oración y penitencia. No. Mi misión es indicarles a todos el inminente peligro en que estamos de perder para siempre nuestra alma si seguimos aferrados al pecado”.

“Padre –me decía Sor Lucía–, no esperemos que venga de Roma una llamada a la penitencia, de parte del Santo Padre, para todo el mundo; ni esperemos tampoco que venga de parte de los Señores Obispos para cada una de sus Diócesis; ni siquiera tampoco de parte de las Congregaciones Religiosas. No; ya Nuestro Señor usó muchas veces estos medios, y el mundo no le ha hecho caso. Por eso, ahora, ahora que cada uno de nosotros comience por sí mismo su reforma espiritual; que tiene que salvar no sólo su alma, sino salvar a todas las almas que Dios ha puesto en su camino”. (…)

“Padre, la Santísima Virgen no me dijo que nos encontramos en los últimos tiempos del mundo, pero me lo dio a demostrar por tres motivos: el primero, porque me dijo que el demonio está librando una batalla decisiva con la Virgen, y una batalla decisiva es una batalla final, en donde se va a saber de qué partido es la victoria, de qué partido es la derrota. Así que ahora, o somos de Dios, o somos del demonio; no hay término medio. Lo segundo, porque me dijo, tanto a mis primos como a mí, que dos eran los últimos remedios que Dios daba al mundo: el Santo Rosario y la devoción al Inmaculado Corazón de María; y, al ser los últimos remedios, quiere decir que son los últimos, que ya no va a haber otros. Y tercero, porque siempre en los planes de la Divina Providencia, cuando Dios va a castigar al mundo, agota antes todos los demás medios; y cuando ha visto que el mundo no le ha hecho caso a ninguno de ellos, entonces, como si dijéramos a nuestro modo imperfecto de hablar, nos presenta con cierto temor el último medio de salvación, su Santísima Madre. Porque si despreciamos y rechazamos este último medio, ya no tendremos perdón del Cielo; porque hemos cometido un pecado, que en el Evangelio suele llamarse pecado contra el Espíritu Santo; que consiste en rechazar abiertamente, con todo conocimiento y voluntad, la salvación que se presenta en las manos; y también porque Nuestro Señor es muy buen hijo, y no permite que ofendamos y despreciemos a su Santísima Madre, teniendo como testimonio patente la Historia de varios siglos de la Iglesia que, con ejemplos terribles, nos indica cómo Nuestro Señor siempre ha salido a la defensa del honor de su Santísima Madre”.

Dos son los medios para salvar al mundo, me decía Sor Lucía de Jesús: la oración y el sacrificio. (…)

Y luego, el Santo Rosario. “Mire, Padre, la Santísima Virgen, en estos últimos tiempos en que estamos viviendo, ha dado una nueva eficacia al rezo del Santo Rosario. De tal manera que ahora no hay problema, por más difícil que sea, sea temporal o sobre todo espiritual, que se refiera a la vida personal de cada uno de nosotros; o a la vida de nuestras familias, sean familias del mundo o Comunidades Religiosas; o a la vida de los pueblos y naciones; no hay problema, repito, por más difícil que sea, que no podamos resolver ahora con el rezo del Santo Rosario. Con el Santo Rosario nos salvaremos, nos santificaremos, consolaremos a Nuestro Señor y obtendremos la salvación de muchas almas”.

Y luego, la devoción al Corazón Inmaculado de María, Santísima Madre, poniéndonosla como sede de la clemencia, de la bondad y el perdón; y como puerta segura para entrar al Cielo. (…)».

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